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Débat sur la langue québécoise - 11 mars 2010

Débat

La langue parlée au Québec nous isole-t-elle du reste de la francophonie ? Oh ! Le beau débat... Avec le journaliste Christian Rioux, correspondant du Devoir à Paris, et le dramaturge et historien Jean-Claude Germain.

Certains linguistes défendent la thèse selon laquelle nous parlons, au Québec, une langue distincte du français, une langue qu’il faudrait standardiser, notamment dans un dictionnaire : le québécois.

D’autres croient que ce que l’on appelle « français international » devrait être le standard sur lequel s’alignerait le Québec.

Au cœur du débat, il y a la langue, celle qui se parle chez nous, avec ses nuances régionales et ses variantes découlant de disparités économiques ou sociologiques. Une langue menacée par l’anglais, et qui a longtemps souffert d’un certain complexe d’infériorité face au français des Parisiens.

Prenant prétexte des Rendez-vous de la francophonie, qui se déroulent — partout au Canada — jusqu’au 21 mars, et de la sortie de Main basse sur la langue, du linguiste Lionel Meney, nous posons la question : la langue parlée au Québec nous isole-t-elle du reste de la francophonie ?

Que répondez-vous à cette question ? On vous attend dans le Blogue !

À propos de nos invités :

Jean-Claude Germain est auteur, metteur en scène, comédien, historien, professeur, scénariste, conférencier, journaliste, chroniqueur et raconteur ! L’homme de théâtre a grandement contribué à l'essor de la culture québécoise. On lui doit seize pièces, cinq livres et une centaine de chansons. Nommé à l'administration du CALQ en 1993, il a été décoré de l'Ordre de la Pléiade en 2001. Jean-Claude Germain a aussi été directeur et rédacteur en chef de la revue Le Québec littéraire et professeur à l'École nationale de théâtre. Son tout dernier livre, Nous étions le Nouveau Monde — Le feuilleton des origines est paru chez Hurtubise l’an dernier. Le précédent, Le cœur rouge de la bohème — Historiettes de ma première jeunesse, avait été au programme de notre Club de lecture.

Le journaliste Christian Rioux est le correspondant du Devoir à Paris depuis 1994. Le 10 mars dernier, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal lui a remis le Prix Olivar-Asselin, décerné chaque année à une personnalité s’illustrant dans le domaine du journalisme. Il est l’auteur de Carnets d’Amérique, de Voyage à l’intérieur des petites nations et d’un recueil de poèmes, Les années temporaires.

Poursuivre la réflexion...

Main basse sur la langue
Idéologie et interventionnisme linguistique au Québec
Lionel Meney. Éditions Liber, 2010, 512 pages. 40 $

Présentation des éditeurs :
Au Québec, la question de la langue est l’objet de débats permanents. On s’inquiète régulièrement aussi bien des menaces entourant le statut du français face à la concurrence de l’anglais que de la piètre qualité de la langue dans de larges secteurs de la société (école, médias, etc.). Or, on ne peut pas évaluer la qualité de la langue sans avoir des critères de jugement, un modèle de référence, une norme linguistique. Deux positions s’opposent à cet égard : pour les uns, les Québécois doivent observer et observent la norme commune à tous les francophones, le « français standard international »; pour d’autres, le Québec n’étant pas la France, le parler des Québécois ne peut pas être semblable à celui des Français, ni leur norme linguistique à celle de Paris. À leurs yeux, il existerait donc un « français québécois standard », qu’il serait urgent de rendre explicite, notamment dans un dictionnaire propre, bien démarqué de ceux faits en France. Malheureusement, toutes les tentatives dans ce sens (comme le Dictionnaire québécois d’aujourd’hui, le Dictionnaire historique du français québécois et le Grand dictionnaire terminologique) sont des échecs. Et tout permet de prédire que les projets engagés dans le même sens (comme Le français vu du Québec du groupe Franqus) se dirigent vers le même résultat après avoir coûté très cher au contribuable.

Cet ouvrage est une critique des positions théoriques endogénistes et des produits dictionnairiques qu’elles ont inspirés. La profonde compréhension de la langue qui le soutient, la démonstration solidement documentée qu’il mène, l’humour au vitriol qui le ponctue, en font une mise au point magistrale sur l’état de la langue au Québec et un guide sûr pour la tâche qui attend ceux qui veulent outiller les Québécois des meilleures connaissances et des meilleurs produits linguistiques sans les isoler du reste de la francophonie.

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