Bazzo.tv

Émission disponible en haute définition
Diffusion :
Aussi, chaque mois, téléchargez le nouveau BazzoMag!
Rediffusion :
Vendredi 14 h, dimanche minuit
Durée :
90 minutes

Cette saison, découvrez Les Soirées Bazzo


La Commande du jeudi 21 janvier 2010

La Commande du jeudi

Deux affiches sont analysées par Anne Darche et Frédéric Metz. Celle du Salon de l’auto et celle, plus provocatrice, du film La domination masculine.

Quelle mouche a donc piqué les « créatifs » qui ont travaillé à la conception de l’affiche du Salon international de l’auto de Montréal ? Accompagnés du slogan Toi et moi c’est pour la vie !, on nous montre quelques utilisateurs — conducteurs et passagers —au comportement pour le moins étrange : enfant debout sur la banquette arrière, passagers à moitié sortis de la voiture, conducteurs n’ayant, pour paraphraser Jean Charest, qu’une main sur le volant. De plus, en cette époque où vitesse et comportements délinquants (comme le car surfing) font trop de victimes, personne ne porte sa ceinture de sécurité ! Comble de l’ironie, le commanditaire principal du Salon est... Desjardins Assurances générales !

Anne ne se rappelle pas avoir vu une bévue de cette ampleur pour une campagne. De plus, ajoute Frédéric, le look général est très pauvre, graphiquement parlant.

Deuxième sujet, deuxième affiche. Anne et Frédéric analysent cette fois l’affiche du documentaire belge La domination masculine, de Patric Jean, qui prend l’affiche vendredi à Montréal.

Des Québécois et des Européens témoignent de leur condition d’hommes et de leur désir de revenir à d’anciennes valeurs patriarcales : les femmes aux fourneaux et les hommes au pouvoir. L’affiche, on s’en doute, est conçue pour choquer. Une femme, dont on ne voit que le tronc et les mains, tricote... un pénis et des couilles. Mais au-delà de la provocation, le message atteint-il sa cible ?

En voyant l’affiche la première fois, Anne pensait qu’il s’agissait d’une comédie, pas d’un documentaire sérieux ! Il y a confusion au niveau des codes et des genres. L’image de départ est puissante, mais on aurait dû cadrer beaucoup plus serré et utiliser une typographie plus forte, soit féminine, soit masculine. Chose étonnante, elle a beau être placardée partout, elle ne ressort pas du lot.