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Discussion sur la nordicité - 21 janvier 2010

Discussion

Créé au début des années 60, le concept de nordicité s’est répandu comme une traînée de poudreuse. Bon. C’est bien beau, les concepts, mais assumons-nous notre nordicité ? Marie-France en discute avec deux écrivains : Jean Désy et Georges-Hébert Germain.

Le concept de nordicité a été imaginé au début des années 60 par le géographe Louis-Edmond Hamelin. Avant cela, seuls les pays scandinaves étaient considérés comme « nordiques ». Aujourd’hui, le terme s’est répandu. Il faisait même partie des « 101 mots pour comprendre le Québec » choisis par le magazine L’actualité en 2005.

Montréal est la grande ville du monde où il fait le plus froid ; notre sport national est le hockey ; 80 % de notre territoire est nordique et 25 % se trouve en zone de pergélisol.

Aux quatre coins du Québec, on célèbre l’hiver à grand coup de festivals (Carnaval de Québec, Montréal en lumière, Saint-Côme en glace, etc.). Mais il ne suffit pas de faire la traversée du fleuve en canot ou de pratiquer la pêche blanche pour assumer sa nordicité. Un bulletin météo annonce une tempête ou une vague de froid et nous voilà en mode panique ! À croire qu’on n’a jamais vu ça, de la neige...

Pourquoi diable est-il si difficile d’accepter notre nordicité ?

Et vous, quelle relation entretenez-vous avec l’hiver ? La discussion se poursuit dans la section Blogue.

Nos invités :

L’écrivain et journaliste Georges-Hébert Germain est géographe de formation. Son prochain livre, La Fureur et l’enchantement, paraîtra au mois de mars chez Libre Expression.

Jean Désy, écrivain nordiste, a fait paraître La Baie James des uns et des autres, et un recueil de poésie, Toundra, chez XYZ.

La Baie-James des uns et des autres
François Huot et Jean Désy. Productions FH, 2009, 336 pages. 64,95 $

Que connaissons-nous de la Baie-James ? Que savons-nous de ce pays d’explorateurs, de missionnaires, de commerçants et de colonisateurs ? Qui sont les Cris et les Jamésiens du Nord-du-Québec ?

Pour les Indiens qui pagaient dans la portion occidentale de la péninsule Québec-Labrador depuis plus de 5000 ans, le pays s’appelle Eeyou Istchee, la « terre des Cris ». Les employés de la Compagnie de la Baie d’Hudson et les coureurs des bois canadiens-français du temps de la traite des fourrures, qui parcouraient ce même territoire, le rattachaient quant à eux à la Terre de Rupert ou au Domaine du Roy, selon leur allégeance.

En 1870, trois ans après la formation de la Confédération, la région fut intégrée aux Territoires du Nord-Ouest, puis transférée au Québec, dans sa totalité, en 1912. Ce fut l’époque des grandes explorations scientifiques et des tentatives de colonisation dans le district d’Ungava qui devait mener, à partir de la seconde moitié du XXe siècle, à la création de plusieurs localités nées de l’exploitation des richesses naturelles. Avec la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, en 1975, puis surtout avec la paix des braves, en 2002, les nations crie et québécoise — y compris les Jamésiens — se sont donné des outils essentiels à l’élaboration d’un avenir commun.

Dans La Baie-James des uns et des autres, les auteurs abordent de nombreux aspects de cette vaste et fascinante région, depuis la formation du Bouclier canadien jusqu’aux réalités socioéconomiques d’aujourd’hui. L’ouvrage est abondamment illustré, nourri de plusieurs documents d’archives et rehaussé notamment des images de Mathieu Dupuis, photographe professionnel.