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Diffusion :
jeudi 21 h
Rediffusion :
vendredi 14 h, lundi minuit
Durée :
90 minutes

Du 9 septembre 2010 au 25 mars 2011


Le club

Le monde, le lézard et moi

Gil Courtemanche - Éditions du Boréal, 2009, 232 pages. 22,95 $ En librairie le 3 novembre 2009

Le Club - 5 novembre 2009

Présentation de l’éditeur :

Il s’appelle Claude. Il est né à Montréal, pas très longtemps après la crise d’Octobre. Il a grandi loin de la grande rumeur du monde, soucieux seulement de répondre aux attentes de ses parents qui voulaient son bien. Pourtant, le monde a réussi à l’atteindre. À la télé, à l’école, il a entrevu l’injustice, l’horreur, là-bas, loin des barbecues estivaux et de la décoration Ikea.

Et Claude est devenu juriste, analyste à la Cour pénale internationale de La Haye. Il contribue par son travail à instruire un procès criminel contre un chef de guerre congolais qui embrigade des enfants pour en faire des tueurs, des violeurs. Jusqu’au jour où ce Kabanga, à cause d’un vice de procédure, est relâché et renvoyé dans son pays.

Claude démissionne et entreprend de traquer l’homme, dont il sait la culpabilité. Ce rêve de justice qui l’obsède depuis l’enfance, il a décidé de le réaliser dans l’action. Mais une fois qu’il aura rencontré ces êtres de chair et de sang, bourreaux ou enfants soldats, que restera-t-il de ses idéaux ?

Dans ce troisième roman, Gil Courtemanche montre plus que jamais un styliste hors pair, trouvant toujours le mot, le rythme, la couleur exacte, cet équilibre entre détachement et compassion qui nous permettent de partager avec ses personnages leurs moindres émotions. Un roman bouleversant.

Ce que nos collaborateurs en ont pensé :

Jean Barbe, Sophie Cadieux et Pascale Navarro ont tous les trois aimé le plus récent opus de Gil Courtemanche. Dans ce roman triste et désespéré, l’auteur raconte entre autres la difficulté de vivre avec sa mauvaise conscience. Il décrit efficacement le dialogue de sourds qui s’installe entre le narrateur et les enfants soldats, nous dit l’impuissance à laquelle sont confrontés ceux et celles qui œuvrent pour le rétablissement de la justice et la poursuite des criminels comme Kabanga, chef de guerre congolais au cœur de l’histoire.

Courtemanche est un excellent journaliste, souligne Jean ; il est allé sur le terrain. C’est également un véritable écrivain, par la musique et le ton de son écriture. C’est un très bon livre, efficace et dérangeant. Cela dit, il trouve la fin un peu « rapide ». Il aurait pu, toujours selon Jean, faire 100 pages de plus... C’est plustôt bon signe, quand on trouve un roman trop court. Non ?

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