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La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao

10.00 / 10

La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao

Junot Díaz - Plon, 2009, 294 pages. Prix Pulitzer 2008.

Le Club - 19 mars 2009

Présentation de l’éditeur :

Le recueil de nouvelles de Junot Diaz, publié en France en 1998 (Los Boys, 10/18), a rencontré un grand succès d’estime. La brève et merveilleuse vie d’Oscar Wao a remporté le National Book Award, puis le Prix Pulitzer 2008.

« L’école, c’était le lycée technique Don Bosco et puisqu’il s’agissait d’un établissement pour garçons, situé en zone urbaine et plein à craquer d’environ deux cents ados mal dans leur peau et surexcités, ça représentait, pour une tache obèse comme Oscar, qui passait son temps à bouquiner de la SF, une source de torture permanente. » Fan de SF hardcore et de fantasy accro aux Sous-Cultures, Oscar Wao est un adolescent à part qui n’a malgré tout qu’une obsession : trouver l’âme sœur. « Tous les jours, cheminant vers le lycée comme une grosse tache solitaire, il ne pensait qu’à une chose, au jour de sa délivrance, où il serait enfin affranchi de cette interminable horreur. Hé, Oscar, y a des pédés sur Mars ? — Hé, Grand Gazou, attrape-moi ça. La première fois qu’il a entendu l’expression « un enfer peuplé de crétins », il a su exactement où il se trouvait et quels en étaient les habitants. » Année après année, Oscar reste l’éternel solitaire qui tombe éperdument amoureux pour un oui pour un non. Celui qui a décidé de devenir le Tolkien dominicain est un introverti, un asocial qui tremble pendant les cours de sport et regarde les séries anglaises les plus ringardes. Est-il à la merci d’une discrimination génétique quelconque ? Ou du fukú, la malédiction qui frappe toute sa famille, une très ancienne légende dominicaine ? Dans ce cercle d’incertitude, les questions restent sans réponse. Roman tragicomique mené tambour battant, La brève et merveilleuse vie d’Oscar Wao épingle avec une efficacité redoutable la médiocrité humaine d’aujourd’hui.

Ce que nos collaborateurs en ont pensé :

Rarement a-t-on vu tant de virulence autour de la table qu’en ce qui a trait à la traduction franco-française du roman de Díaz, mélange d’argot parisien et de verlan branché.

« Une expérience de vie ! », « une honte ! », « une claque en pleine face à tous les francophones ». Assez pour faire détester le roman à Sophie Faucher qui, de plus, déplore le trop grand nombre de notes de bas de page qui font décrocher le lecteur. On n’est jamais ému, dit-elle.

Pascale Navarro suggère la lecture du roman dans sa version originale, l’anglais, puisque l’auteur est un Dominicain vivant aux États-Unis. Pour elle, la traduction nous empêche même de voir si Junot Díaz a du talent...

Jean Barbe n’est pas d’accord. Díaz est un grand écrivain. Une fois passé le choc de la traduction, dit-il, on découvre un personnage magnifique. Marie-France et lui ont trouvé l’histoire captivante. C’est, selon eux, très bon malgré tout.

Bref, à lire si vous souhaitez haïr les traducteurs français mais découvrir un grand auteur.

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