De retour bientôt
Du 9 septembre 2010 au 25 mars 2011
Révolution tranquille : le retour ?
25 mars 2010Par : L'équipe
Est-on dû pour une nouvelle Révolution tranquille ? Nous recevons Claude Castonguay, économiste et ex-ministre, et Paul St-Pierre Plamondon, cofondateur de Générations d’idées autour de cette question. Vous allez voir que leurs réponses ainsi que celles de nos chroniqueurs sont fort intéressantes.
On aimerait bien vous lire sur le sujet. De quelles valeurs de la Révolution tranquille devrait-on s’inspirer ? Avons-nous le même courage, le même goût de l’effort ? De quoi avons-nous besoin pour nous motiver ? Et d’où viendra le changement, si changement il y a ?
Vous avez des choses à dire ?
Évolution tranquille : le départ ?
3 mai 2010Par : Denis Yogi L. - Sainte-Anne des Lacs
Je crois que l'avenir du Québec dépend entièrement des choix que nous ferons bientôt, lors d'un référendum-citoyens national.
J'aimerais proposer aux citoyens du Québec une nouvelle avenue, un projet de société qui garanti le bonheur et la prospérité pour chacun de ses habitants.
La révolution, qu'elle soit tranquille ou meurtrière, nous ramène toujours au point de départ. C'est le propre d'une révolution que de tourner en rond.
Ce que j'aimerais vous proposer, c'est de participer à une "évolution tranquille" de notre société.
Une évolution qui prend en considération le fait que nous sommes tous humains, que nous avons tous les mêmes besoins de base, et que nous méritons tous de vivre dans la dignité et la sécurité. Une évolution orienté vers le développement durable vert. Une évolution qui nous permettrait de joindre nos forces individuelles pour assurer le bien-être de tous les membres de notre société, sans oublier les autres.
Actuellement, voyez-vous un seul parti politique proposer des solutions durables aux nombreux problèmes de notre société, sinon pour se faire du capital politique? Avez-vous vraiment l'impression que nous sommes dirigés par des visionnaires et des leaders qui ont à coeur le développement et l'émancipation du peuple Québécois?
Il n'y a aucun projet ré-unificateur pour raviver notre fierté en tant que nation distincte. Nous sommes dirigés par de très mauvais gouvernants, avouons-le.
Nous consacrons une grande partie de notre temps à travailler juste pour payer nos dettes, et survivre. Et tout cela doit se poursuivre durant toute notre vie. Et que récoltons-nous de cette société auquel nous consacrons tant de temps et d'énergies? Rien, sinon de l'endettement à vie et la consommation obligatoire, puisque notre système actuel, dit "économique", l'exige.
Vous ne croyez pas qu'il serait temps de replacer le système au service des gens? Actuellement, nos gouvernements sont à la merci et sous la tutelle des banquiers et des multi-nationales. C'est pour eux que les lois et les modes de perceptions sont établis et votés.
Il est temps de ramener un peu d'humanité et de bon sens dans la gestion de nos richesses collectives, et de s'assurer que chacun de nous qui contribuons à cette dite société, puissions en bénéficier concrètement, pour des générations à venir.
Je suis fier d'être québécois et je sais que nous avons le pouvoir et la capacité de créer une société distincte, où il sera enfin possible de vivre dans le bonheur auquel nous avons tous droit. Je crois en NOUS.
À très bientôt !
Denis Yogi Lemieuxles-nouveaux-humains.com
Re: Révolution tranquille : le retour ?
2 avril 2010Par : Simon B. - Sherbrooke
M. Castonguay a raison lorsqu'il dit qu'un Québec en santé économiquement, c'est ce qu'il nous faudrait pour arrêter de se poser des questions. Le nerf de la guerre, c'est l'argent, qu'on le veuille ou non. Ce qui est malheureux, c'est que l'argent est associé avec la méchante droite (ne me lancez pas de roches!) ou les bandits à cravate dans tout ce qui a de péjoratif. Or, les services publics, ça se finance comment? Avec des bonnes intentions?
Enfin, ce n'est pas une révolution tranquille que ça nous prend, c'est un bon gestionnaire des finances. Les déficits et la dette doivent être réglés un jour, sinon tout le système va s'effondrer. Malheureusement, dès qu'on parle de réduire les dépenses, on passe pour un mécréant de la droite ultra-conservatrice et religieuse qui veut détruire les services sociaux... Désolé de vous décevoir, mais quand on manque d'argent, on coupe les dépenses et on augmente les revenus. Les deux avenues doivent être utilisées!
Budget 2010 et Révolution tranquille 2.0
31 mars 2010Par : Rick D. - Montreal
http://www.ruefrontenac.com/images/stories/photos/novembre09/03/120-440/tomassi_440_new.jpg (photo de famille)
BUDGET: Les retraités, travailleurs de la classe moyenne et les étudiants, deveront payer plus cher et se serrer la ceinture de deux crans en coupant leur depenses essentielles, afin queTony Accurso, Henri-Paul Rousseau et les Lino Zambito payent moins d'impot?
Et il ne faut surtout pas que les compagnies fassent leur part, comme GéniEau, WalMart, les McGarderie prives libérales, Ecolosol ou Dr Clown, dieu sait qu'il n'y a aucune alternative, s'il partent personne va les remplacer?
En passant, contrairement a ce qu'on veut nous faire croire, etrangler les consommateurs moyens est pire pour l'economie que de faire payer ceux qui en profite le plus, car le boulanger et une multitudes d'entreprise locales souffrent beaucoup plus quand la population se serre la ceinture, d'ou l'interet d'une fiscalité progressive et non regressive.
Et toujours pas d'enquetes dans les dossier corruption, contracts, financement politique???
Revolution Tranquille PArt 2? Oui, mais On ne fera pas le menage les bras croisés pendant 3 ans, il faut une Revolution "Relativement" Tranquille, Il faut que la population se mobilise, s'organise et exerce des moyens de pression et faire de la pression, sinon on est aussi bien de remplacer les 4 fleurs de lys par 4 bananes pelées(republque de banane). Une journee de democracie aux 4 ans ne fait pas la 'job'.
1- On payes encore des millions pour l'informatisation en sante sans resultat, il faudrait s'inspirer du Bresil et lancer le developement 'Open Source' pour les services publiques. 2- On doit miser sur la numerisation et l'automatissation de la production au cours des prochaines annees mais ceci doit etre en mesure de beneficier toute la population, la productivite augmente, on installe des guichets automatique et on mets des travailleurs dehors. La societe des loisirs imaginée dans les annees 60 deviendrait possible "techniquement", mais la structure meme de notre systeme economique n'est pas adaptée et accentue les ecarts d'access a cette production. (En passant ceux qui croient que le modele economique lucide ADQiste et Facalesque des EU est enviable ou meme durable, oublie l'enorme l'illusion qui cache le fait qu'une grande partie de l'access a la production de nos voisins du sud se fait par deficits commerciaux gargantuesques possible grace a une monnaie petro$ supportée par la plus grande puissance militaire au monde et a des fourberies de Edges funds, pour *simplifier* c'est comme regarder des pirates et se dire que leur mode de vie doit etre bon parce qu'ils ont tout ce dont ils ont besoin(or, soie, biens, etc) et oublier que les pirates ne les produisent presque rien de tout ca, si tout le monde est pirate il n'y a pas de tresor car personne ne produit grant chose. Nos media ne couvrent pas l'ampleur de la crise aux EU et ne mettent pas en perspective le fait que le deficit commercial fausse les cartes en embellissant la realite que l'on percois.)
La Caisse de Depot vient d'engager un economiste de la Banque Mondiale qui va leur dire comment investir a l'etranger et brasser des papiers, au lieu d'investir dans la production, l'economie "Reele" et la productivité au Quebec.
En passant j'ai tombé en bas de ma chaise quand j'ai entendu l' "economiste" du mouvement desjardins applaudire un budget regressif, coup donc la caisse populaire recrute a l'Institut Economique de Montreal(Conflit d'interet INC) ou quoi? Il semble que nos institutions soient noyautées, le prix de l'apathie.
il y a trop de pelures de bananes,Sortons le balais ;)
26 mars 2010Par : carole l. - baie-comeau
Il y a auprès du gouvernement actuel un endoctrinement évident vers une source qui nous détruit. Servons-nous de notre propre source spirituelle pour avancer vers un but commun et unanime. Servons-nous des technologies pour avancer vers les solutions de ce monde, au lieu de le conjuguer. Finit les élections et montrons-nous à la hauteur de nos inspirations, bâtissons notre devenir avec ferveur et convictions ca vas être champion...Ont a une confiance à retrouvé. Et c'est en se reconnaissant qu'ont vas y arriver..au plaisir d'y parvenir..
26 mars 2010Par : pierre v l. - Québec
Dommage que cette émission arrête. C'était un forum unique où des gens intelligents et renseignés pouvaient discutés librement de points qui nous préoccupent. Je crois cependant que la révolution tranquille a été surtout la prise de conscience d'un groupe d'intellectuels formés dans les nouvelles disciplines sociales, et conscients des problèmes d'alors. Ils ont su convaincre les leaders politiques du temps, Lesage, Gérin- Lajoie, lapalme, Lévesque, entre autres, d'une nouvelle approche pour notre société. Le peuple a suivi parce que ses leaders présentaient des programmes clairs dans des termes faciles à comprendre, pensons aux émissions de Lévesque. C'est beaucoup plus difficile aujourd'hui, d'une part parce les leaders qui veulent apporter de solutions à nos problèmes sont vite remis en question par tous nos spécialistes en la matière, chacun dans chaque discipline ayant un point de vue différent. Joint à cela, l'influence des médias qui eux ne font pas dans la dentelle, et qui livrent à la population des spectacles de vedettes jusqu'à plus soif (avec les annonces publicitaires)! Ces vedettes sont mieux connues et mieux appréciés que tous nos leaders potentiels. Ne parlons pas des politiciens qui sont tous mis de le même sac. Faut dire que nos partis politiques n'ont pas de programmes très envoûtants, à part se critiquer l'un l'autre et chercher les scandales.Votre émission pourrait remplacer les revues du temps, Temps Libre, entre autres.Au plaisir de vous entendre, l'an prochain!
Pierre V. LeclercQuébec
26 mars 2010Par : John B. - Montréal, Québec.
Bonjour,Une autre révolution tranquille ? Est-ce que vraiment une révolution tranquille eut lieu au Québec ? Je ne suis pas du tout convaincu de cette hypothèse. Les Québécois sont si confus sur trop de sujets importants dans d'autres lieux qu'il semble impossible même de penser au résultat escompté qui fait peur. Monsieur Jean Larose écrivit ( La Petite Noirceur ) il y a de cela quelques années pour ironiser sur le présent en utilisant ce terme pour faire la démonstration que le Québec n'est jamais sorti de la ( Grande Noirceur ) que l'on utilise comme un épouvantail pour se dorer la pilule et affirmer haut et fort que nous partons de loin, une manière de se valoriser quoi ! La noirceur actuelle me semble décuplée à l'infini comparativement à ce qu'on qualifiait de Grande Noirceur pour se bidonner et se rassurer. Et comme à peu près personne n'a osé extrapoler sur les propos de Monsieur Gildor Roy soit par gêne ou bien par honte de ces évidences, le Québec vit en plus de son alphabétisme bien évident une béatitude à se mirer dans sa pseudo-différence que les tous les médias confondus se plaisent de faire avaler à cette population qui gobe le tout avec toute l'insignifiance dont le Québec est capable. Et surtout se souvenir qu'en communiquant cette vision de la société québécoise, le nec ultra en communication est de convaincre un imbécile de son intelligence et le de rendre si imbu de lui-même que tu peux en faire ce que tu veux en le manipulant à sa guise par la flatterie. Nous en sommes malheureusement à ce niveau et merci à Monsieur Gildor Roy pour cette sortie tonitruante. John Bull.
26 mars 2010Par : Max W. - Montréal
Si un peuple adulte n'a pas besoin de héros, probablement n'a-t-il pas besoin de révolutions non plus?
Farces à part... En ce qui me concerne, j'ai plutôt l'impression de vivre dans un monde d'ados. On consomme des bidules électroniques, on écoute notre gigantesque écran plat et nos centaines de chaînes spécialisées, on "consomme le produit culturel" et on se divertit à coups de chansons qui ne doivent surtout pas durer plus que quelques minutes, au risque de s'ennuyer terriblement sinon.
Sur le plan spirituel, on met toute sa foi dans la science, même si à vrai dire on n'y connaît pas grand chose - aux scientifiques de s'entre-déchirer jusqu'à ce que se distille la vérité, et qu'elle se précipite enfin dans nos écrans de télé. À tout ceux à qui cette démarche semble suffisante, je propose de lire "Sur la science" de Simone Weil.
Pendant qu'on se divertit, les puissants s'organisent, s'enrichissent, affaiblissent nos gouvernements, et nous on ne voit rien passer. On est fier d'avoir voté pour le libre-échange tous azimuts dans les années '80, et d'un même souffle on se désole de l'affaiblissement de notre souveraineté. On connaît à peine les contraintes auxquelles on est soumis vis-à-vis d'organisations comme l'OMC. Y a-t-il encore une souveraineté nationale quelque part?
Qui sait, peut-être qu'un petit retour sur les bancs d'église une heure par semaine pour réfléchir ne nous ferait pas si mal - une petite église laïque peut-être? :)
En attendant, je me dis qu'il faut au moins lire. Et pas seulement la littérature de ce siècle. Il faut écouter l'histoire humaine à travers les âges. On pense que l'humain a évolué (parce que Darwin, ou parce que notre scintillant iPod)... détrompons-nous. La loi du plus fort, c'est pas ce que l'humain a inventé de plus riche. J'oserais suggérer que la seule lecture de "Oedipe roi" (écrit il y a 2500 ans) a plus à nous apprendre de nous-mêmes que la plupart des choses qui passent par notre iPod.
C'est d'écoute que le monde a besoin, et lire, c'est écouter. Alors, peut-être, redeviendrons-nous adultes.
26 mars 2010Par : Serge G. - Aylmer (Gatineau)
La vie commence à 40 ans. Il faut donc attendre qu'une génération de Québécois de plus de 40 ans reprenne le flambeau que l'on a laissé s'éteindre après avoir atteint la vitesse de croisière dans les années 70.
Il est temps de ralumer le feu de la passion qui nous a annimé au cours de cette révolution remarquable à plus d'un titre. Nous sommes partis de loin et nous sommes allés loin. Maintenant, il faut prendre un autre élan et faire ce que doit. C'est-à-dire, le ménage.
Il faut combattre la corruption endémique qui s'est installée dans nos institutions et chez nos responsables : élus, fonctionnaires ou hommes d'affaires. Un bon coup de torchon s'impose. Souhaitons que cette révolution se fasse, elle aussi, sans violence physique.
Le temps presse.
Sur un autre sujet.
Je suis désolé de voir cette émission tirer sa révérence si tôt dans l'année. La fin avril aurait été acceptable. Question de budget, je présume. Les temps sont dures. :-(
Merci quand même pour ce que vous nous avez donné.
S. Gingras, Aylmer
26 mars 2010Par : claude p. - quebec
Avant de penser à une nouvelle Révolution tranquille, peut-être faudrait-il en faire un véritable bilan.On verrait peut-être qu'à l'envers des grandes réalisations que l'on sait, cette période de notre histoire a été marquée par des changements sociaux et culturels qui ont entraîné des sacrifices humains qu'on a tendance à sous-estimer. Attention à notre tendance légendaire à construire des mythes qui nous empêchent de mesurer le passé dans sa totalité avant d'en faire un modèle à répéter. La conjoncture démographique actuelle pour les franco-québécois n'est pas du tout la même et les grands défis de l'avenir doivent être pensés dans cette nouvelle perspective. Je crois donc qu'il y a lieu de méditer sur cette question avec sagesse si nous voulons préparer l'avenir. Claude Poulin Québec
25 mars 2010Par : Daniel R. - Longueuil
Les défis des années '50 et '60 fût de réaliser les idéaux des visionnaires Québécois.
Les années '70 à 2000 furent des années d'absence de vision, si on en juge par l'état de notre système de santé, de notre système d'éducation, de nos infrastructures, et de nos valeurs familiales.
Aujourd'hui, nous devons humaniser ces systèmes et leurs gestionnaires pour que chacun de nous se réinvestissent en toute confiance dans ce projet de société.
25 mars 2010Par : pierre b. - québec
Nous avons besoin de nous prendre en mains individuellement, nous l'avons jamais vraiment expérimenté commepeuple. Le clergé a passé son pouvoir à l'état, ou l'état la prise au clergé c'est selon. Donc, ce qui peut devenirprivé au sens individuel et mercantile doit le devenir. Pour donner du lousse aux contribuables et pour responsabiliserla population. Mais pour ça attention, il faut s'attaquer à gros, à la machine étatique, aux syndicats. Watch out.
Nous devons aussi trouver un projet national ou collectif rassembleur, l'indépendance n'en est pas un, sinon on le saurait. Alors quoi, le fédéralisme...40 pour cent de la population ne veut rien savoir de ça. Et si on pensait se fédérerà une autre entité ce serait avec qui. Avec les États-Unis bien sur, une puissance mondiale, on le vaut non? L'annexionnisme madame, le dernier souhait de Papineau et ses rouges de la basse-ville de Québec et des Tories de Montréal, ça se passe en 1849 et c'est l'idée défendu par ses gens. Pouvons nous imaginer une telle associationavec notre voisin du Sud?
Pierre Bouchard, Québec
25 mars 2010Par : Monique T. - Sainte-Thérèse
Bonjour,J'ai 65 ans. C'est drôle, je disais justement à mes enfants dernièrement qu'on serait mûrs pour une autre révolution tranquille. Je souhaiterais que vous reveniez sur ce thème à l'automne. On ne sait pas grand chose sur ces jeunes qui pourraient la faire, sur la «diaspora québécoise» qui brille tant à l'étranger et qui pourrait revenir faire ...quoi au juste? En tout cas, c'est une idée plus porteuse que les Lucides. Laissez Facal en Espagne, je ne suis pas certaine qu'il peut encore enrichir le débat; on dirait bien qu'il a dit ce qu'il avait à dire. Vos autres habitués sont vraiment très intéressants: j'adore le Point sur l'actualité. Quant à l'éditorial, j'ai bien essayé de faire mon deuil du merveilleux Dany Laferrière, mais je n'y suis pas arrivée. Je zappe dès que monsieur Dubois commence à agiter les mains devant l'écran. Je ne peux supporter son style hystérique, bien que le fond du discours soit souvent intéressant. On était vraiment gâtés avec Laferrière et j'espère vivement qu'il reviendra!
25 mars 2010Par : samuel c. - montréal
Ce serait important que nos leaders reviennent influencer la société québécoise, mais sommes-nous a l'écoute?
Beaucoup de pessimisme et d'idéalisme qu'on peut voir au Québec.
Pour le moment,il faut se sortir de cette crise de corruption politico-syndicale-corporative.
Jean Charest ne veut pas partir parce qu'il pourrait avoir a répondre d'une commission d'enquète publique, devons-nous le forcer par des moyens légaux et constitutionnels?
Est-ce que Pauline Marois pourrait avoir a répondre aussi de certaines pratiques douteuse?
Sans ce type de clean-up, est-ce que ça nuit a tout espoir de réforme pan-québécoise?
Il faudrait s'accorder sur le type de pénalité que nous réservons a ceux qui ont détruit la crédibilité du système électoral, autrement la spéculation entre les radicaux, donne un dialogue de sourd au niveau le plus stratégique du nettoyage.
Nous avons-vu régulièrement dans la société québécoise, des élites culturelles et économiques avoir a être punis pour corruption, mais notre analyse du système correctionnel est biaisé par des actes criminels qui ont été punis trop légèrement.
Ensuite, il faut comprendre que notre situation géographique qui nous a tant aidés dans le passé, est en passe de devenir un challenge.
Le rythme de vie économique se tournes vers l'Asie et les pays en développement dont la démographie est en croissance, mais dont le leadership politique est réformiste.
Notre capacité a attirer l'attention de nos jeunes, est aussi réduite de par ce type de phénomène dont nous subissons les coups.
Notre système d'éducation doit offrir un espace pour la découverte du rôle individuel dans l'état politique, beaucoup plus tôt qu'au Cégep.
Nos médias doivent prendre un rôle plus aggressif sur les médias d'échange sociaux, ce qui requiert un rôle étatique pour pousser ceux-ci a mettre de côté les pressions des investisseurs, pour des gains aux 3 mois.
Les médias sociaux eux-même doivent être des partenaires, sans quoi les médias d'information risquent de prendre un chemin légal pour repousser les changements dans le futur.
Sinon, que les investisseurs soient mieux éduqués sur le rôle qu'ils ont dans la société.
Pousser, c'est parfois par un bâton.
Il faut réapprendre a punir, influencer et réhabiliter.
Sans quoi, notre société risquent de se radicaliser parce que son émotivité n'est pas utilisés avant d'être hors de contrôle.
25 mars 2010Par : Sébastien B. - Montréal
Excellent sujet, trop court par contre. Je suis d'accord avec Vincent Marissal lorsqu'il dit que les jeunes devront aller en politique pour faire les choses autrement. Par contre, pour avoir lu le livre de votre invité Paul Saint-Pierre Plamondon, j'ai encore une caricature en tête, celle d'une patinoire de hockey avec ses joueurs et arbitre (les politiciens actuels). Le gardien est attaché après son but, un joueur donne des coups de bâton à un autre, tous ça alors que l'arbitre dors et sur le coté, le jeune qui regarde se demande s'il veut vraiment faire le saut.
Alors qu'on nage de scandales en scandales chaque semaine, avec de nouveaux soupçons de corruptions ou de financement de partis politique douteux, peut-on vraiment reprocher aux jeunes de ne pas faire le saut?
Ma réponse est non, par contre je leurs demande de ne pas être indifférent, de participer aux débats, de se mobiliser pour faire changer les choses et d’éventuellement faire le saut et de s’impliquer dans une révolution qui sera très différentes. Elle sera sur l’éthique, la gouvernance, les institutions politiques et leurs fonctionnement; sur l’environnement et le développement durable, sur les services sociaux (santé, éducation et autres) etc.
Sébastien Boyer citoyen de la Génération Y impliqué avec :Québec SolidaireGénération d’IdéesEn Investissement Responsable avec les Fonds Férique
25 mars 2010Par : Francis D. - Montréal
J'ai apprécié la lucidité et l'optimisme de M. Castonguay. En plus du confort dans lequel sont emmitoufflés les Québecois, on doit aussi prendre en compte l'individualisme dominant. Notre génération n'a pas été élevée à accepter des compromis comme on doit en faire lorsqu'on vit en communauté. En étant seuls, chacun dans son coin, il est difficile de comprendre comment on peut agir pour changer notre société. Les acteurs de la Révolution tranquille étaient mobilisés au sein d'organisations militantes et osaient affirmer leurs idées et leurs projets sur la place publique, ce que ma génération (post baby boom) et celles qui ont suivies n'ont pas appris.
Compte tenu du confort dans lequel on vit, un projet motivant serait de se solidariser davantage avec d'autres peuples qui en arrachent. Par exemple, compte tenu de la présence importante de la communauté haïtienne au Québec, on pourrait investir collectivement dans des projets de développement économique (agriculture, foresterie, tourisme) à Haïti. Nous partageons une langue commune avec ce peuple et qui sait, si un jour, on ne pourrait pas créer un pays avec Haïti, et ainsi avoir un pied au soleil et un pied dans la neige. Ce pourrait être un vrai projet de solidarité, d'égal à égal, québecois et haïtiens, où tous y gagneraient. Les haïtiens pourraient enfin trouver un pouvoir économique tandis que les québecois retrouveraient les valeurs humaines de la vie en communauté.
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