De retour bientôt
Du 9 septembre 2010 au 25 mars 2011
Être mère et travailler, c’est d’l’ouvrage !
4 mars 2010Par : L'équipe
Grosse question, cette semaine, en discussion. Les mères au travail sont-elles moins performantes ?
Oui ! répondront les uns : elles s’absentent plus souvent, doivent quitter le bureau à une heure bien précise, CPE oblige... Non ! rétorqueront les autres : les mères sont bien plus organisées que leurs collègues sans enfants. Et le « multi-tâches » ne leur fait pas peur !
À quelques jours du 8 mars, et en cette époque où la performance est à l’avant-plan, nous avons invité la journaliste et animatrice Sophie Durocher ainsi que Caroline Ménard, présidente de la Jeune Chambre de commerce de Montréal à répondre à cette épineuse question.
En 1975, Carole Fréchette et le Théâtre des cuisines ont écrit une pièce intitulée Môman travaille pas, a trop d'ouvrage ! Peut-être faudrait-il en (re)lire le texte avant d’avancer une réponse...
Vous avez des choses à dire ?
Re: Être mère et travailler, c’est d’l’ouvrage !
11 mars 2010Par : Madjoumba K. - Montréal
Mon commentaire est sur l'éditorial.
Je suis votre émission avec assiduité tous les jeudis et j’ai trouvé l’éditorial de jeudi dernier, celui du 4 mars, très intéressant. On a l’impression effectivement que « la société change et que le gros bateau tourne ». Cependant ces changements ne s’observent pas seulement ici, on a qu’à penser à la crise économique et financière qui sévit un peu partout.Concernant les changements sociaux, on a entendu des gens dire à la télévision que le féminisme a été mauvais pour la société et aussi que « le 21e siècle sera religieux ou il ne sera pas ». Quand on sait que nous sortons à peine de sous la férule des dogmes et croyances religieuses, on peut se dire que tous les gens n’ont pas eu la même évolution ! Il y a une mise en question et un rejet des acquis que le mouvement féministe et la Révolution tranquille ont apportés à la société québécoise. Comme preuve, les timides tentatives pour introduire la burqa sur la scène publique.Si chaque individu peut avoir son opinion du bien commun, il faut que des tendances, qui permettraient au plus grand nombre de s’identifier, se dégagent. Il faut conserver les acquis et continuer à évoluer quitte à voir l’émergence de nouvelles philosophies.La Commission Bouchard-Taylor a permis aux gens de s’exprimer. Une lecture publique du rapport permettrait à tout le monde de savoir ce qu’il faut retenir de cette réflexion commune, savoir aussi ce qui est bien pour l’ensemble de la société et dans quelle direction « tourne le bateau ». La société change, il faut savoir à quelle vitesse et quels sont les enjeux. La personne athée ou non pratiquante comment vit-elle au quotidien? Quelles sont ses convictions, ses préoccupations? Une partie de la société veut d’un Québec laïc alors que l’autre partie est pratiquante jusqu’à la provocation.Les instances décisionnelles sont muselées. Il faudrait un leadership fort, après l’absorption du choc des cultures, pour définir la société du 21e siècle dans sa multi-diversité et avec tous les outils et technologies dont elle dispose.
Est-ce que ce n’est pas exagéré le fait qu’un employeur puisse communiquer avec ses employé(e)s à 23 h 30 parce qu’il a à sa disposition une technologie qui lui permet de le faire?
10 mars 2010Par : Lucie L. - Ste-Thérèse, Québec
La culpabilité sera toujours présente dans le coeur d'une mère. Elle reste à la maison, elle veut aller travailler. Elle travaille, elle s'inquiète de ses enfants. Elle est torturée. Juger et être jugée...... L'art de camoufler !! Que la vie est un défi, hier, aujourd'hui et demain !! Que l'amour soit avec vous ! Mère et grand'mère.
10 mars 2010Par : Réginald R. - Québec
OU ÊTES-VOUS LES GARS ?
A tort ou à raison, j'observe qu'à Bazzo.tv, quand il y a une discussion sur la famille, les enfants, la séduction, les femmes, les mères (ou, dans la majorité des cas, ce sont des femmes qui sont les invitées), vos journalistes masculins présents adoptent une attitude de gêne pour discuter des «griefs » des femmes sur l’inertie du comportement masculin en matière familiale.A votre dernière émission du 4 mars, sur les « mères au travail », la provocation de Sophie Desrocher (concernant les CPE) "Ou êtes-vous les gars?" a réduit les hommes présents à des réponses pour le moins timides.A votre émission du 11 février...., »Les Québécoises sont-elles castrantes ? » seul Ulric Chérubin, d’origine haïtienne a pu exprimer une parole claire et bien sentie sur le difficulté de la séduction dans le contexte du post-féminisme. Il répond a la « pétition » de Jocelyne Robert : « Mais osez les hommes ! » nous séduire.
Pourtant vos journalistes sont habituellement a la fine pointe sur bien d'autres questions et leurs interventions sont la plupart du temps bien centrées sur la réalité politique, économique et sociale.
La parole des hommes est-elle culpabilisée au point ou elle a mal à s'exprimer quand il s’agit des relations homme femme. Dans le cas de la « doléance » de Mme Desrocher, il me semble que l’on tourne un peu facilement les coins en rond ; une observation bien réduite dans mon milieu d’amis me fait voir qu'une grande quantité d'hommes ont accepté de partager les travaux familiaux (nourriture, les enfants, les jeux, les travaux scolaires, les CPE etc). Ces interpellations dans vos discussions, pourraient donner l'impression que nous sommes encore au "père qui lit son journal et fume sa pipe, alors que maman prépare les repas et s'occupe des enfants" Il y a là quelque chose de profondément injuste dans ces provocations sur l'inertie des hommes au changement dans l'après féminisme; c'est tout au moins l'observation que je fais de mon milieu.
Je vis dans un quartier de banlieue: Je ne sais pas ce que les hommes font dans leurs maisons (s'ils partagent les tâches) , mais je n’observe pas à l’extérieur de la maison, beaucoup de femmes tondre le gazon, émonder les arbres, nettoyer les débris et réparer les bris de l'hiver, pelleter la neige sur le stationnement de leur demeure, passer la souffleuse, entretenir la voiture et la demeure, faire la peinture sur les galeries et les fenêtres de leur maison etc. Vivant seul dans ma maison, mais ayant vécu une période consacrée à l’éducation des mes enfants et ayant partager toutes les taches à l'intérieur, je suis en mesure d'évaluer ce que cela signifie de partager les taches familiales.
Si les femmes peuvent douter que la majorité des hommes partagent vraiment les travaux à l'intérieur de la maison... les hommes peuvent aussi douter que la majorité des femmes partagent vraiment tous les travaux domestiques. Ou êtes-vous les gars ? Ou êtes-vous les filles ?
Réginald Richard
7 mars 2010Par : Karim P. - Québec
Au sujet de votre émission: bcbg, négation de la fragilité des êtres, brillant et avec une vue imprenable, bien plus fragile et plus beau qu'on le croit, peut aimable envers les amateurs de Hot wheels, bruyant et revendicateur comme dans un concours de trompette, assis sur ses lauriers.
5 mars 2010Par : Jean-Philippe C. - Québec
Je suis un nouveau père. Je pense qu'on devrait valoriser nos différences plutôt que se demander d'être super multi-tasking pour arriver à tout faire. Vous êtes différentes, les mères, vous êtes plus près, vous êtes meilleures, pourquoi cherchez vous absolument à réussir au sens que la société l'entend. La société vous demande une carrière pour être appréciée et vos hormones vous demandent d'être mère - merci à Mme. Durocher de l'avoir admis - vous avez l'appel et vous voulez tout. En faisant les deux à la fois, au même moment, vous butchez un peu les deux. On ne parle pas de l'enfant, c'est dire à quel point, le carrière vous est prioritaire. Pourtant, on dit qu'il lui faudrait environ deux ans en garde rapprochée avec sa mère pour se développer adéquatement. Est-ce qu'on n'a pas, dans nos écoles où les profs ne veulent plus travaillées, une génération de ses enfants de mères carriéristes?
Est-ce que les mères sont aussi performantes qu'une femme sans enfant au travail? Seulement, si elle priorise son travail. À ce prix, son enfant en souffre et son chum commence à trouver que l'égalité ça donne pas grand chose, si on n'est plus ensemble. Ça va trop vite, tout le monde le dit, pourquoi proposer comme solution d'aller encore plus vite?
Je l'ai entendu, votre solution, c'est que les hommes aident. Admettez que ce sera toujours un combat épuisant. N'est-il pas admis qu'une relation amoureuse où la femme veut changer son homme n'a jamais vraiment donné grand résultat concret? Pourquoi vouloir le faire sur sa nature profonde? Nous ne sommes pas aussi près, allumés, multi-tasking, désolé.
Faites-ce que vous voulez avec votre discours féministe, mais à vouloir tout garder vos idéaux, vous passez peut-être à côtés de ces expériences de vie enrichissantes qui nous transcendent quand on se permet de les vivre dans de bonnes conditions.
4 mars 2010Par : Stéphanie C. - Mirabel
Je suis une mère de deux enfants et j'ai toujours essayé de tout faire en même temps, à la course mais du mieux de mes capacités. Aujourd'hui je suis épuisée, je ne voudrais faire qu'une seule chose à la fois, soit être à la maison ou soit travailler, évidemment ce n'est pas très possible. Alors je coupe dans le travail, je fais moins d'heures si je le peux. Je ne me sens pas fière d'être ''multi-tâches'', d'être hyper-organisée, je me sens seulement essoufflée. Est-ce que je suis moins performante au travail? Ni plus ni moins que d'autres, les mères sont plutôt efficaces en général, je le constate. Nous sommes dans le train, il va trop vite mais malheureusement ce n'est pas nous qui conduisons...
4 mars 2010Par : Julien D. - Montréal
J'ai écouté avec attention les différents points de vue et arguments de vos invités. Le débat était fort intéressant, mais surtout fort choquant. Effectivement, j'ai été outré de constater que jamais, dans la discussion, il y ait été question des enfants eux-mêmes, si ce n'est qu'ils empiètent sur la carrière et la performance des femmes. On parle ici d'une table ronde d'intellectuels qui ont eu la grossièreté de répéter puis de répéter qu'un enfant ce n'est rien de moins (ou plutôt rien de plus) qu'un sacrifice. Quoique ce n'était pas le centre de la question, toute personne sensée et sensible au sort des mômes aurait soulevé le caractère aberrant du débat!
Julien DumontÉtudiant en médecineUniversité de Montréal
4 mars 2010Par : Josee M. - Beloeil
Bien beau les commentaires de Madame Durocher ! Mais a-t-elle juste penser une minute à l'enfant ? S'il ne préfèrerait pas avoir une maman calme et disponible pour au moins ses 5-10 premières années de vie ? Non mais quel égoîsme au nom de la carrière !
Ma mère aurait souhaité continuer à jouer du piano. Elle voulait être musicienne. Elle aurait surement pu être chanteuse...elle me chantait de belles mélodies.
J'ai eu la chance d'avoir ma maman à la maison et Dieu MERCI et surtout MERCI à maman d'avoir été là pour moi. Quel bonheur et quel sentiment de sécurité que de savoir sa maman juste là, à la maison. Désolée mesdames mais je ne serai jamais capable d'approuver la super women / maman au travail / patronne / cadre supérieure et tout le tralala ! N'oubliez pas que VOUS faites le choix d'avoir un enfant.
Aimez donc vos enfants comme il le faut ! Rien de moins. La jeunesse d'aujourd'hui n'est pas aussi insécure pour rien ! Petit est le porcentage des enfants qui sont vraiment équilibrés.
Je ne dit pas de ne rien faire, loin de là. Pourquoi na pas faire du bénévola à l'école, la bibliothèque, les sports de vos enfants ? Y'à de la gestion à faire là-dedans si vous voulez absolument vous sentir utile. Vous impliquer d'avantage et directement dans le développement physique, culturel et social de nos jeunes.
Surement direz-vous que je ne suis pas de mon temps (j'ai 41 ans), mais je peux très heureusement dire que j'ai eu une super belle enfance et jeunesse...avec une maman 100% présente.
Merci.
4 mars 2010Par : Robert P. - Montréal
Le problème de base de votre discussion et qui n'a pas été abordé, c'est de reconnaître que c'est aussi la responsabilité du père de s'occuper des enfants. Je n'ai jamais accepté qu'on dise que j'aide la mère. C'était mon boulot, autant que celui de la mère de s'occuper des enfants. Les mères font tort à leurs enfants en ne rappelant pas aux pères leurs responsabilités.
Sur ce sujet, je rappelle des extraits du rapport annuel de gestion 2007-2008 du Conseil de la Famille et de l’Enfance et qui porte sur L’engagement des pères. http://www.cfe.gouv.qc.ca/publications/rapports.asp?categorie=1101104
« De nombreuses recherches et campagnes de sensibilisation ont mis l’accent sur le lien entre le déficit d’engagement paternel et des problèmes sociaux, comme les troubles du comportement, la criminalité juvénile ou la toxicomanie. » (Chapitre 1.1, page 13)
« Les recherches concluent que la présence du père et un niveau significatif d’engagement de sa part procurent des bénéfices incontestables aux enfants. Leurs compétences cognitives et sociales sont meilleures, de même que leur estime personnelle et leur santé mentale. Ils ont des comportements plus positifs, et moins de risques de mauvais traitements (Devault et Gaudet, 2003). À l’inverse, différentes recherches empiriques ont associé l’absence du père ou son faible niveau d’engagement à des symptômes dépressifs, à des troubles du comportement et à une faible estime de soi chez l’enfant.
Une chercheuse québécoise a montré récemment qu’en situation de jeu, le père réussirait mieux que la mère à établir un climat d’échanges bénéfiques et de coopération avec l’enfant, même quand ce dernier présente des troubles du comportement (Besnard, 2007 : 5). Les recherches indiquent aussi que l’engagement direct du père est d’autant plus nécessaire à l’adaptation de l’enfant quand l’environnement se complexifie (Paquette, 2005). Or, c’est le cas actuellement, et cette tendance devrait se poursuivre au cours des prochaines années. En somme, la présence et l’engagement du père tendent à procurer à l’enfant des avantages dont il va profiter toute sa vie durant et faire bénéficier son entourage et, éventuellement, ses enfants. » (Chapitre 2.1, page 34)
« L’engagement paternel souhaité présente aussi deux autres caractéristiques en rapport avec le temps : la précocité et la durée. D’une part, le père est invité à s’impliquer dès avant la naissance de l’enfant, à participer ensuite aux soins du nouveau-né, à le prendre souvent dans ses bras, à lui montrer son affection, à s’y attacher affectivement, de manière qu’il soit fortement motivé à agir de son mieux pour son enfant et avec lui. La proximité affective précoce contribue à ce que l’un et l’autre deviennent unis par une relation intense.
D’autre part, la préoccupation et la participation du père au regard du bien-être de l’enfant sont appelées à s’inscrire dans la durée, du moment où la grossesse est connue jusqu’à celui où l’enfant est capable d’assumer sa propre part de responsabilité à l’égard de son bien-être. Cet engagement va avoir à se maintenir au-delà des difficultés qui surviennent dans la relation père-enfant ; au-delà aussi des aléas de la relation conjugale, malgré une éventuelle rupture et la possibilité que le père n’habite plus à temps plein avec son enfant, et même lorsque ce dernier cohabite avec un « beau-père ». (Chapitre 2.2, page 35)
4 mars 2010Par : michel p. - montréal
J'adore votre émission,Les mères sont-elles moins performantes au travail? Non.Devenir mère est un parcours unique qui développe forcément le caractère! La grossese, l'accouchement, la relation d'une mère avec son nouveau-né, l'allaitement sont des événements fantastiques, comportant des changements physiques, hormonaux et psychiques sans équivalents chez l'homme.Le travail après ça, c'est bien peu comme défi.
4 mars 2010Par : Serge G. - Aylmer (Gatineau)
J'ai été élevé par une mère au foyer. C'était la mode à l'époque. Mes sept frères et soeurs ont aussi été élevés par cette même mère. Le matin, le déjeuner nous attendait avant l'école. Le midi, le dîner nous attendait. Le soir le souper nous attendait. Nous mangions bien. Un corps bien nourri permet au cerveau de mieux fonctionner.
Je plains les enfants d'aujourd'hui qui ne peuvent être gâtés comme nous l'avons été. Sont-ils pour autant mal traités? Je ne saurais le dire. Mais manger des lunchs pendant toute sa période scolaire... :-(
Autres temps autres moeurs. Je sais bien, mais est-ce un progrès?
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